Accueil top 10
Imprimer Envoyer
COFFRET
NURI BILGE CEYLAN

KASABA
NUAGES DE MAI
UZAK
LES CLIMATS
LES TROIS SINGES

  • Coffret 5 DVD
  • Drame
  • Turquie - 1997-2008
  • Sortie à la vente le 14 octobre 2009
  • Editions Pyramide

 

 

POINT DE VUE
Doté d’une réputation prestigieuse, à laquelle on appose le nom de grands maîtres de la modernité (Antonioni, Bergman, Kiarostami), Nuri Bilge Ceylan collectionne les récompenses, et cela dès son premier long-métrage (Kasaba, 1997). Avouant avoir un succès beaucoup plus conséquent en France, le cinéaste turc est-il cette nouvelle tête de gondole d’une intelligentsia auteuriste ? Non, juste un artiste et des films sublimes.   
 
Aujourd’hui, la notion d’auteur s’évalue souvent de manière caricaturale, où la dichotomie entre un cinéma anti-spectaculaire fidèle à la singularité d’un cinéaste-artiste, et un cinéma du spectacle (cinéma-attraction), celui qui en met plein les yeux, bouleverse les sens. À vrai dire, nous pourrions considérer les films de Nuri Bilge Ceylan dans la première catégorie, celle d’un cinéma « exigeant », voire « ennuyeux » pour certains. Mais ces catégories nous donnent à penser qu’elles ont bien trop de limites arbitraires pour apprivoiser ces cinq films. En effet, il semblerait que l’œuvre de Ceylan gomme ces lignes factices et esquisse un cinéma réconcilié entre Art et Technique. Une œuvre qui s’adonne de plus en plus aux effets spéciaux numériques pour donner un dernier film sensationnel, entre minimalisme référencée et peinture sensible.

 
Avec la sortie de ce coffret cinq films, la tentation vertigineuse de creuser une ligne directrice entre ces films nous atteint. La trajectoire est rigoureuse, entre reprise et recherche du geste filmique parfait. Evidemment, les liens se nouent entre ces films, d’autant que certains visages ou certains lieux habitent l’œil de Ceylan. Le cinéaste turc s’appuie sur une qualité esthétique fondamentale dans le cadre et la composition du plan, qui avant tout exprime, non pas un sentiment d’incommunicabilité comme nous pouvons parfois le lire (cette même vulgate critique qui le compare parfois à Antonioni), mais plutôt un « cinéma de corps [qui] met tout le poids du passé dans le corps, toutes les fatigues du monde et de la névrose moderne.  » Ces mots de Deleuze au sujet des films d’Antonioni siéent de façon surprenante à ce que nous montre Nuri Bilge Ceylan.

   
Son premier film s’appelle Kasaba, ce qui signifie « bourg », ou « petite ville ». À la lumière rétrospective des films suivants, Kasaba apparaît moins réussi que ce qui suivra. Les qualités de ce premier long métrage se dissipent dans des dialogues bavards, qui anesthésient la mise en scène des souvenirs en une présentation thématique des intérêts du cinéaste. Autour du feu, la mémoire des personnages sert d’offrande à des dialogues sur le départ, le voyage et l’indécision qui attache les corps usés qui hantent ces films. Entrecoupées de dialogues quotidiens et triviaux, ces tirades philosophiques n’arrivent pas à convaincre, peu aidées par la post-synchronisation décalée qui fait passer ces voix pour un doublage raté. L’importance de la nature, inspirante pour Ceylan, est revendiquée par les personnages, alors qu’elle semble bien mieux exprimée ensuite, lorsque Ceylan adoptera un style presque impressionniste pour son cinéma, plus adapté à la couleur. Ici, la relation est tangible, entre la subjectivité de l’homme et ces instants fugaces, mais la forme est penaude. Quelques détails procurent cela dit un plaisir inédit et l'étonnement quand on connaît l’œuvre postérieure de Ceylan : les facéties burlesques des enfants, dont les premières scènes d’écoles célèbrent la tendresse.  
 
Un fils retourne sur ses terres, retrouve ses parents avec la volonté de faire un film. Ce portrait réalisé dans Nuages de Mai semble dessiner la vie de Ceylan à ses débuts. Ici l’aspect biographique du film est réaffirmé par le rôle tenu par les parents du fils cinéaste, qui sont bien ceux de Nuri Bilge Ceylan. Néanmoins, il ne faudrait pas s’en tenir uniquement à l’authenticité documentaire d’une histoire personnelle, mais plutôt à l’acte de création. Et ce voyage, caméscope à la main, donne l’impression pour le spectateur d’assister à la fois au making-of du film précédent ainsi qu’à la suite de ce même film.  
Assez déçu du rendu de ce premier film, Nuri Bilge Ceylan a confié, avec l’élégance de l’homme humble, s’être « enfoncé dans son siège » lors de la projection du film au festival de Berlin en 1997. Nuages de Mai provient de ce sentiment d’insatisfaction, qui a poussé Ceylan à développer ce thème à nouveau. Malgré cela, la mise en abyme confirme le désir de parfaire sa mise en scène qui accorde une place centrale aux sensations, à l’instantanéité d’un bruissement, au souffle irréel d’une brise fantastique, aux caresses des ombres effeuillées. Il y a comme un refoulé céleste qui s’éveille, stimulant de brèves impressions à ces personnages immobilisés, toujours dans l’attente d’un départ qu’il n’impulse pas d’eux-mêmes. Ces attentions passagères que leur regard et leur écoute portent à cette nature transcendent ces corps figés.

 
Avec Uzak, Nuri Bilge Ceylan clôt le thème du départ. Le cousin aux velléités urbaines, Yusuf, arrivent enfin à Istanbul voir Mahmut, le solitaire intellectuel qui l’accueillent quelques jours chez lui. Alors que les deux films précédents montraient un personnage retrouvant ses origines provinciales, là, le film se concentre sur le parcours inverse d’un jeune adulte qui souhaite quitter la campagne. Cependant, la ville et l’accueil se montre glacials, comme la saison hivernale de Istanbul recouverte par la neige. Là, également quelques pointes d’humour décrispent cette raideur qui heurte les deux cousins : lorsque Mahmut « l’intellectuel » regarde, avachi sur son fauteuil, Stalker de Tarkovsky, son cousin le « paysan » finit par quitter le salon, laissant Mahmut s’adonnait aux joies espiègles de remplacer le film russe par un porno. Il y a dans cette scène, un regard ironique et auto-réflexif sur l’œuvre de Nuri Bilge Ceylan que les critiques ont parfois comparé au maître russe (il y a des raisons de le penser), peut être pour sa « lenteur ». Par l’humour, Ceylan s’amuse de cette comparaison tout en revendiquant cette influence.  
 

Cette fascination pour les saisons et le temps se retrouve dans l’avant-dernier film du coffret : Les climats. Mélodrame d’une rupture en trois temps : une idylle qui se calcine durant un été étouffant, se balaie à sous les averses orageuses de l’automne, se confine sous le manteau neigeux. Le personnage principal, interprété par Ceylan lui-même, traverse les cycles climatiques comme autant d’état d’âmes qui viennent cogner le réel. Ceylan aime particulièrement Tchekhov auquel il rend explicitement hommage dans Nuages de mai. Tout comme dans ce dernier film, La cerisaie semble inspirer grandement le cinéaste par l’importance des saisons, allégorie des passions qui innervent ce personnage. Cependant, la dimension historique et sociale s’est évaporée qui fait des Climats un juste mélodrame. La maîtrise esthétique de l’image et du son s’associe au nouveau dispositif numérique dont Ceylan jouit, lui permettant des retouches importantes dans les phases postérieures de la production.

 
Récompensé à Cannes pour la mise en scène, le dernier film de Ceylan, Les trois singes en 2008, marque une rupture par sa dimension fictionnelle complexe. Délaissant l’aspect biographique et valorisant un arrière-plan politique, le film se lit comme une parabole sur le pouvoir. Une atmosphère virale est minutieusement rendue par le style développé par Ceylan qui se regorge d’un nouvel élan grâce à la peinture numérique. Le cinéaste turc, troublé par les mouvements et les bruissements infimes de la nature, absorbe complètement ces captures du réel pour en délivrer sa tonalité subjective. Alors qu’on aurait pu croire jusqu’alors que les multiples « captations » de cette charmante nature demeuraient des observations romantiques, on remarque désormais qu’elles sont des compositions impressionnistes d’un peintre sensibles aux affects de ses personnages.
 

À travers ces cinq films, un sentiment de pesanteur habite l'image. Ceylan aime les entre-deux, dans laquelle l'attente se fait belle. Prisonnier indécis, les êtres sont pris dans cruel détachement du cerveau et du corps, où la volonté est ancrée à une fatigue endémique. De ces corps las émane une beauté que les jurys des festivals du monde entier ont scandée, avec la force de la raison, avec la délicatesse de la passion.     
 

 
• Maxime Cazin
 


KASABA






NUAGES DE MAI


UZAK



 






LES CLIMATS







LES 3 SINGES



LES FILMS
  • DVD 1

    KASABA (1997, 85mn)
    « S’inspirant d’une nouvelle de ma soeur, KASABA évoque de vrais épisodes de mon enfance. J’ai utilisé la nouvelle comme point de départ mais j’ai ajouté beaucoup de choses, notamment dans la première partie du film. Ma soeur a écrit la plupart des dialogues, moi quelques uns et certains - pas beaucoup, sont des citations de Tchekhov. Pendant la récolte du maïs, il fait chaud, les familles vont aux champs, mangent du maïs et discutent. Les adultes évoquent les mêmes sujets tous les soirs. Parfois les conversations s’intensifient, parfois ce sont des confidences. Enfant, ce bruissement de discussion me réconfortait et je me sentais en sécurité.
    » 
    Nuri Bilge CEYLAN, Extrait du livret de 60 pages


    Version DVD restaurée inédite
    1998 FESTIVAL DE BERLIN FORUM - PRIX CALIGARI
    1999 FESTIVAL D’ANGERS PREMIERS PLANS – PRIX SPÉCIAL DU JURY

    Réalisation & scénario: Nuri Bilge Ceylan
    Sur une idée originale de Emine Ceylan
    Image : Nuri Bilge Ceylan
    Son : Mustafa Bolukbasi, Ergun Unal
    Montage: Ayhan Ergürsel, Nuri Bilge Ceylan
    Mixage: Taylan Oguz, Ender Akay
    Musique: Ali Kayaci
    Avec
    : Muzaffer Ozdemir, Cihat Bütüm, Emin Ceylan   
    Sujet
    :
    Un village de la Turquie profonde, dans les années 1970. Au fil des saisons, deux enfants se frottent au monde adulte, à sa complexité et à sa cruauté.


    + BONUS

    * Bandes-Annonces
    * Making Of (10mn)
    Leçon de cinéma par Nuri Bilge Ceylan, présenté par Marc Sémo (30mn)
    Enregistrée à la BNF dans le cadre du Festival Paris Cinéma 2009.

    NOTRE AVIS :
    L'interview donné par Nuri Bilge Ceylan à des spectateurs français nous donne quelques informations sur ses motivations et son parcours. Quelques questions posées par l'audience retiennent l'attention : l'aspect biographique de son travail, mais aussi les enjeux politiques sous-jacents.    MC

    Spécificités techniques :
    TOUS PUBLICS - DVD 9 - ZONE 2 - PAL - FORMAT IMAGE 1.66 (16/9 COMPATIBLE 4/3) - NOIR ET BLANC
    SON STÉRÉO ET 5.1 - VERSION ORIGINALE TURQUE, SOUS-TITRES FRANÇAIS



  • DVD 2

    NUAGES DE MAI (1999, 130mn)
    « J’ai été photographe pendant vingt ans. Cela m’a considérablement appris, ne serait-ce que parce que la technique de la photographie est la même que celle de la prise de vues pour les films. Mais le cinéma et la photo sont deux moyens d’expression très différents. A un certain stade, quand on tourne, il faut oublier la photographie. Je pense que KASABA est plus “photographique” et qu’avec NUAGES DE MAI, je pénètre davantage dans le monde du cinéma.»
    Nuri Bilge CEYLAN, Extrait du livret de 60 pages


    2000 FESTIVAL DE BERLIN– EN COMPÉTITION
    2001 FESTIVAL D’ANGERS PREMIERS PLANS – GRAND PRIX

    Réalisation, scénario & image
    : Nuri Bilge Ceylan
    Son :  Ismail Karadas /
    Montage: Ayhan Ergürsel, Nuri Bilge Ceylan

    Avec: Emin Ceylan, Fatma Ceylan, Muzaffer Ozdemir   
    Sujet: Un 
    jour de mai, Muzzaffer décide de retourner dans la petite ville d’Anatoli de son enfance où vit encore sa famille, pour tourner un film. Son père, Emin, s’acharne à empêcher la confiscation par les autorités locales du terrain et de a forêt dont il s’occupe depuis toujours. Son cousin Saffet rêve de quitter l’usine. Ali, son petit neveu de neuf ans ne rêve que de posséder une montre musicale.


    + BONUS

    * Bandes Annonces
    * Making of (9mn)

    Spécificités techniques :
    TOUS PUBLICS - DVD 9 - ZONE 2 - PAL - FORMAT IMAGE 1.85 (16/9
    COMPATIBLE 4/3) – COULEUR
    SON MONO ET 5.1 - VERSION ORIGINALE TURQUE, SOUS-TITRES FRANÇAIS




  • DVD 3

    UZAK (2003, 110mn)
    « Je voulais tourner une situation qui me concerne. J’étais comme mon héros Mahmut, avant de réaliser UZAK, que j’ai mis dix ans à pouvoir faire. Ces dix années sont devenues le moment du film. Le plus dur, pour moi, fut l’écriture du scénario. Il fallait créer un évènement pour décrire cette situation de solitude. »
    Nuri Bilge CEYLAN, Extrait du livret de 60 pages.

    2003 FESTIVAL DE CANNES – GRAND PRIX
    ET DOUBLE INTERPRÉTATION MASCULINE JURY

    Réalisation, scénario & image
    : Nuri Bilge Ceylan
    Son :  Ismail Karadas /
    Montage: Ayhan Ergürsel, Nuri Bilge Ceylan

    Avec: Muzaffer Ozdemir, Mehmet Emin Toprak  
    Sujet:
    Un photographe, hanté par le sentiment que le fossé entre la vie et des idéaux s’accroît, s’oblige à recevoir dans son appartement un de ses jeunes parents qui a quitté son village pour rechercher du travail à bord un bateau qui part d’Istanbul pour aller à l'étranger.


    + BONUS



    * Court-métrage "Koza" (1995, 18mn)

    * Bandes-Annonces
    * Making Of (42mn)
    Uzak à Cannes (9mn)

    NOTRE AVIS :
    Sur ce DVD, on peut trouver le court-métrage qui a fait connaître N.B. Ceylan. "Koza" contient déjà en lui de nombreux thèmes et de nombreux plans présent dans son premier long, si bien qu'il apparait comme un essai à "Kasaba". A noter cette belle image charbonneuse et granuleuse qui a perdu cette texture à son passage en long-métrage. Le petit reportage "Uzak à Cannes" nous fait sourire par ce coté désuet, presque ringard, en remontrant le coté paillettes de son passage à Cannes et ses remises de prix.      MC
           Spécificités techniques :
        TOUS PUBLICS - DVD 9 - ZONE 2 - PAL - FORMAT IMAGE 1.85
        (16/9 COMPATIBLE 4/3) – COULEUR
         SON STÉRÉO - VERSION ORIGINALE TURQUE, SOUS-TITRES FRANÇAIS




  • DVD 4 

    LES CLIMATS (1997, 85mn)
    « Je voulais déjà jouer dans UZAK, mais je n’ai pas osé. Là, je le voulais, même avant l’écriture. Mais je ne pense pas renouveler l’expérience. En jouant le rôle d’Isa, je pouvais me référer à mes intuitions. Dans le scénario, je n’ai pas écrit les dialogues de façon trop précise, pour laisser de la place à mes intuitions. Pendant le tournage, il m’est parfois difficile de trouver les mots, difficile d’expliquer aux acteurs ce que l’on sait mais que l’on a du mal à exprimer. Jouer me permettait d’échapper à cette difficulté. »
    Nuri Bilge CEYLAN, Extrait du livret de 60 pages


    2006 FESTIVAL DE CANNES EN COMPETITION
    PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE

    Réalisation, scénario
    : Nuri Bilge Ceylan
    Son :  Ismail Karadas
    Montage: Ayhan Ergürsel, Nuri Bilge Ceylan
    Image : Gökhan Tiryaki
    Son : Ismail Karadas

    Avec: Ebru Ceylan, Nuri Bilge Ceylan   
    Sujet
    : L'homme 
    est fait pour être heureux pour de simples raisons et malheureux pour des raisons encore plus simples – tout comme il est né pour de simples raisons et qu’il meurt pour des raisons plus simples encore… Isa et Bahar sont deux êtres seuls, entraînés par les climats changeants de leur vie intérieure, à la poursuite d’un bonheur qui ne leur appartient plus.

    + BONUS

    * Bandes-Annonces
    * Making Of (20mn)
    Scènes commentés par le mixeur du son Olivier Dô Hûu (25mn)

    NOTRE AVIS :
    En dehors du Making of habituel, les scènes commentés par le mixeur du son apportent de nombreuses et riches informations. Olivier Dô Hûu revisite des scènes oar la technique employé pour le son. Ces commentaires éclairent premièrement sur les intentions du réalisateur, mais fascine surtout par la technique pointue qui se marrie aux désirs esthétiques de Ceylan. MC

    Spécificités techniques :
    TOUS PUBLICS - DVD 9 - ZONE 2 - PAL - FORMAT IMAGE 1.85 (16/9
    COMPATIBLE 4/3) - COULEUR
    SON STÉRÉO ET DOLBY 5.1 - VERSION ORIGINALE TURQUE, SOUS-TITRES
    FRANÇAIS




  • DVD 5

    LES TROIS SINGES (2008, 130mn)
    « Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été intrigué, fasciné et en même temps effrayé par les manifestations du spectre incroyablement large de la psyché humaine. J’ai toujours été étonné
    d’observer la coexistence, au sein de l’âme humaine, du goût du pouvoir et de la capacité de pardonner, de l’intérêt pour les choses les plus sacrées comme pour les choses les plus banales, de l’amour comme de la haine. Ce qui me pousse à faire des films, c’est cette volonté de comprendre notre monde intérieur qui ne peut être formulé rationnellement.
    »
    Nuri Bilge CEYLAN, Extrait du livret de 60 pages


    2008 FESTIVAL DE CANNES / PRIX DE LA MISE EN SCÈNE
    Réalisation
    : Nuri Bilge Ceylan
    Scénario :
    Ebru Ceylan, Ercan Kesal & Nuri Bilge Ceylan
    SonMurat Senürkmez, Umut Senyol & Olivier Goinard
    Montage: Ayhan Ergürsel, Bora Göksingöl, Nuri Bilge Ceylan
    Image : Gökhan Tiryaki
    Avec: Emin Ceylan, Fatma Ceylan, Muzaffer Ozdemir   
    Sujet: Une 
    famille disloquée à force de petits secrets devenus de gros mensonges, tente désespérément de rester unie en refusant d’affronter la Vérité. Pour ne pas avoir à endurer des épreuves et des responsabilités trop lourdes, elle choisit de nier cette Vérité, en refusant de la voir, de l'entendre ou d’en parler, comme dans la fable des "trois singes". Mais jouer aux trois singes suffit-il à effacer toute Vérité?

    +
     BONUS


    * Bandes Annonces
    * Making of (9mn)

    Spécificités techniques :
    TOUS PUBLICS - DVD9 – ZONE 2 – PAL – FORMAT IMAGE SCOPE (16/9
    COMPATIBLE 4/3) – COULEUR
    SON STÉRÉO ET DOLBY 5.1 – VERSION ORIGINALE TURQUE


    + Livret 
    * Préface d’Isabelle Huppert
    * Biographie
    * Méthode
    * Filmographie commentée
    * Carnet de Montage des Trois singes
BIO NURI BILGE CEYLAN
Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur à l'Université du Bosphore, Nuri Bilge Ceylan étudie pendant deux ans le cinéma à l'Université Mimar Sinan d'Istanbul.

En 1995, il réalise le court-métrage Koza, en compétition au Festival de Cannes. Il se lance ensuite dans la réalisation de plusieurs longs-métrages notamment Kasaba(1997) qui remporte le Prix Caligari au Festival de Berlin en 1998. Il tourne en 1999 Nuages De Mai présenté en compétition au Festival de Berlin. Son film Uzak remporte le Grand Prix et le prix d'interprétation masculine à Cannes en 2003.

En 2006, son film Les Climats est présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes. En 2008, il réalise Les Trois Singes, son troisième film présenté en Sélection Officielle au festival de Cannes. Il obtient le Prix de la mise en scène. 

Cannes et Nuri Bilge Ceylan semble être une belle histoire puisque le réalisateur est membre du jury de l'édition 2009.


ARTICLES ASSOCIÉS
Les climats de Nuri Bilge Ceylan (chronique dvd)
Les 3 singes de Nuri Bilge Ceylan (chronique dvd)

 


 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

groupe facebook

Bannière

nouveautés dvd


themesclub.com cms Joomla template
Copyright © 2007 KINOK, webzine cinéma  -  All Rights Reserved. design by themesclub.com
themesclub logo
"); pageTracker._trackPageview(); } catch(err) {}